Musicalement Votre

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Les textes de Gérard Salert

Mis en musique par Patrick Moltado


Le Danube

Auteur : Gérard Salert
Compositeur : Patrice Pertuit
Chant clip et mixage : Patricia D

 

*J'ai l'âme vagabonde pour voguer
Pour colporter par le monde les idées :
Depuis Souabe en Forêt Noire
Jusqu’à la mer Noire



 

En bon caméléon je change d'aspect
Tous mes paysages sont bien variés
Et les gorges et les vallées
Aux plaines se relaient :



 

Quand mes fonds sont argileux
Mon lit s'élargit spacieux
Mais si les fonds sont rocheux
Mes flots se font capricieux ;



 

Si mes fonds sont sablonneux
J'étire des bras langoureux.
Et mes plages font des envieux
Tant on y est bienheureux.



 

Par les vallées de Bavière, par les lands
Les muses nous murmurent des légendes
Et d'Ulm à Bratislava
L'écho les renvoie



 

A traverser les forêts de Bohème
Via la Wachau, j'arrive jusqu'à Vienne
Où le vin coule aux fontaines
Pour faire la vie belle.



 

Budapest est une scène
Où, sans trac, je me promène :
De Guellert, on a tribune
D'où l'on m'admire et m'adule ;



 

Forts, châteaux, belles demeures
Me font une haie d'honneur
Et dans mes bras, je recueille
L'île Marguerite que j'effeuille.



 

Mon courant puissant m'amène à Belgrade
Où devant la forteresse, je parade.
Entre Carpates et Balkans

Je sers de frontière



 

Dès que les portes de fer sont franchies
Je fuis par les plaines de Roumanie
Et me perds dans les mille bras
De mon grand delta






21/09/2020
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Mon désarroi

Auteur : Gérard Salert
Compositeur : Patrice Pertuit
Mixage et clip : Patricia D

Plein de désarroi, je repense à toi
Pour me rappeler les moments passés
Tous deux à s’aimer et ce souvenir
De nous, enlacés, me fait bien souffrir.

Portée par la foule qui sans cesse roule,
Je m’en vais alors sans aucun ressort
Au hasard des rues à moitié perdue
Bercer mes regrets

Là-bas vers les quais, mes anciens tourments
Ne sont que du vent, mes anciens amour
Sont morts à ce jour : Je te hais souvent
Pour tous ces moments

Si tu disparais, le néant bientôt
Avec les sanglots au cœur apparaît :
Je te hais parfois pour ces liens si forts,
Pour mon désarroi de t’aimer encore.

A tous tes départs, reste le cafard :
Je te hais alors, je te hais encore
Pour m’emprisonner de pareille sorte :
J’ai capitulé,

Tu es le plus fort et quand le réel
S’en vient te cacher, aucune étincelle
Ne peut m’enflammer et voilà pourquoi
Je cherche après toi

Plein de désarroi, je repense à toi
Pour me rappeler Les moments passés
Tous deux à s’aimer Et ce souvenir
De nous enlacés me fait bien souffrir.

Portée par la foule qui sans cesse roule,
Je m’en vais encore sans aucun ressort
Au hasard des rues à moitié perdue
Berçant mes regrets là-bas vers les quais

De la Seine où je traîne ma peine, ma peine, ma peine.'



02/07/2020
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Vivre séparé

Auteur : Gérard Salert
Compositeur : Patrick Moltaldo
Chant et clip : Patricia D
Mixage : Bernard Palais

Nous vivons souvent séparés,
Notre désir alors empire :
Loin de l'autre, on est amputé
Du coeur, de l'âme et même pire.

Nous unissons en quelques heures
Le rire aux pleurs, l'herbe et le lit
Et nous édifions en plein coeur
Du jour nos soleils de minuit .

Notre amour est exceptionnel :
A s'oublier entièrement
Dans le rêve et jusqu'au réel,
A donner ce que l'autre attend.

Nous vivons comme des fusées
A leur vitesse, à leur hauteur
Nous unissons en quelques heures
Les bonheurs d'une destinée.

Nous amassons de beaux bouquets
Où s'harmonisent, où se répondent
Le bonheur, l'espoir et je sais
La nostalgie quand la nuit tombe.

Ton bonheur se lit dans mes yeux,
Je suis source de tes plaisirs
je sais parfois ce que tu veux 
Avant même que tu le désires.

Envers et contre tous tabous,
Sans retenue, jusqu'au renaître,
Tu te donnes, je me dénoue
A déchirer jusqu'à mon être.

Notre amour est exceptionnel :
A s'oublier entièrement
Dans le rêve et jusqu'au réel,
A donner ce que l'autre attend.

Nous vivons comme des fusées,
A leur vitesse, à leur hauteur
Et quand nous sommes séparés
Nous passons ensembles nos heures.

On repose nos sentiments
A recenser notre bonheur;
On en ressent l'envie majeure
Et l'on s'attend impatiemment.

Notre amour est exceptionnel :
A s'oublier entièrement
Dans le rêve et jusqu'au réel,
A donner ce que l'autre attend.




26/05/2020
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Les rouges

Composition pour Accordéon de Cosette Fédérighi

Ré-Harmonisé par Patrice Pertuit

Texte de Gérard SALERT
Chant et clip : Patricia D

Mixage : Bernard Palais

L'est tout chose, s'il pâlit
Pour devenir bien rose,
Ému et contrit ;
Bien mignon et trognon,
On fond comme ses bonbons,
Heureux comme un poisson.

Ses tons aqueux virent alors au saumon
Quand il devient un tant soit peu sanguin ;
Plus qu'incarnat, voici qu'il est grenat :
Très vite il nous monte jusqu'à la tête

 

Pour dessiner la honte ou la tempête ;
Bien écarlate quand il est coléreux,
Il éclate et sort des yeux
Pour qu'on y voit que du feu !

Amoureux, il s' marie
Avec le joli bleu
De ce Tiffany ;
Loin d' l'alcôve, presque mauve,
II n'est pas dans de sales draps
Mais plutôt dans l’lilas.

Vers l'évêché, il se teinte de violet
Pour que sa peau nous devienne indigo ;
Tout empourpré, comme déboussolé

On le voit alors rechercher le Nord

 

Mais à défaut de ces points cardinaux
Voilà qu'on l' trouve bientôt près de Bordeaux ;
Tout d'un coup, sans être saoul,
Le voilà tout rubicond…

Bien vif, il danse, pétille
Pour chauffer, enflammer
Chacun des foyers ;
C'est le feu de notre vie
Qui nous rend brûlant, fiévreux
Devant la moindre envie ;

Ça sent l'roussi quand on est cramoisi
Pour qu'alors, ouille, ouille, ouille, on se rouille.
Et s'il ramèn’ sa fraise, il donne envie
De mordre à son aise plein d'autres fruits :

 

Les cerises, les tomates, les écrevisses
De leur ton éclatent et puis nous ravissent ;
Les fuchsias, les coquelicots
Lui font de jolis drapeaux.

Tout en liesse, aux kermès
Voilà que ça fourmille
De mille cochenilles ;
La garance au bon teint
Apporte aussi la nuance
De son rouge carmin ;

Dans le cœur des pierres, bien rare, il est cher
Pour que le moindre rubis n'ait pas d’prix ;
Avoisinant des zones où trône le jaune
II donne au quartier des tons orangers

 

Et plus pastel, c'lui des mandariniers ;
Dans la terre de Sienne, voilà qu'il est d'ocre
Pour faire rougir les carottes
Et le corail dans la flotte

Pourquoi donc, tête baissée,
Foncer sur tout c’qui bouge
Quand on voit tout rouge
Car sa gamme, pleine de flammes,
Sans jamais pouvoir lasser
Nous rend tous passionné.

 


23/05/2020
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Le progrès

Auteur : Gérard Salert
Compositeur : Henri Franceschi
Chant et clip : Patricia D
Mixage : Bernard Palais
Sur la lune, on a mis le pied
Et vers Mars on s'est envolé ;
Par centaines, des satellites
Sont envoyés, mis en orbite .
Ne parlons pas de nucléaire
Dont les déchets sont un poison
Et encore moins de l'atmosphère
Synonyme de pollution.
Ainsi devant tant de progrès
Permettez-moi d'être méfiant
Et comme tant de gens circonspects
Je regrette le temps d'antan.
 
On automatise les usines
Avec juste quelques machines
Qui produisent encore plus
Que le travail de mille gus ;
On utilise des robots
Pour nous simplifier le boulot
Mais aucun ne sait toujours pas
Remplir la poche de notre estomac.
Ainsi devant tant de progrès
Permettez-moi d'être méfiant
Et comme tant de gens circonspects
Je regrette le temps d'antan.
 
Quelle panacée que la santé
Avec les greffes et les prothèses :
A la centaine bien passée
On est presque neuf et à l'aise
Hélas, Parkinson, Alzheimer
Nous font bien vite déchanter
Pour que l'on ait aucun bonheur
A vivre encore des années.
Ainsi devant tant de progrès
Permettez-moi d'être méfiant
Et comme tant de gens circonspects
Je regrette le temps d'antan.
 
Avec la télé, la tablette
Y'a les jeux, les réseaux sociaux
Et devant l'écran en tête à tête
Nous voilà seuls et bien accros.
Sans plus de bon sens du réel,
On vit lors dans le virtuel
Et tels des clones conditionnés
Chacun perd son identité.
Ainsi devant tant de progrès
Permettez-moi d'être méfiant
Et comme tant de gens circonspects
Je regrette le temps d'antan.
 
 


26/12/2019
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